Portrait #87 : Marie

Marie, c’est la femme qui a toujours le smile, c’est une éternelle optimiste. Nous avons échangé autour d’un chocolat chaud et d’un morceau de cake au chocolat tellement sweet à l’image de notre rencontre… Let’s Go Girlz !

Quel(s) sport(s) pratiques-tu ? Et à quelle fréquence ?

Je pratique la course à pied deux fois par semaine et la natation une fois par semaine quand tout va bien.

Quand as-tu commencé le sport et quelles étaient les raisons à l’époque ?

Étant petite j’ai souvent fait du sport, d’abord en baby gym puis en gymnastique, j’ai aussi fait du tennis (j’ai arrêté quand il a fallu entrer en compétition).

Au lycée je ne faisais plus de sport en dehors de l’école. Puis en 2013, j’ai perdu mon grand frère dans un accident de voiture. En 2014, j’ai encouragé ma meilleure amie sur la course La Parisienne et quelque chose m’a plu. L’ambiance, voir des gens se dépasser, des gens émus… J’ai ressenti beaucoup d’émotions, du coup j’ai essayé et j’ai vite compris que la course deviendrait une alliée redoutable pour évacuer toute la colère, les angoisses et la tristesse que je gardais en moi depuis l’accident de mon frère.

En commençant la course à pied, j’ai voulu tester d’autres sports, j’ai donc fait un peu de Zumba, de piloxing, de pole dance etc. Puis j’ai commencé la natation en famille et qui me permet d’alterner avec la course à pied. Ce sport m’évite aussi des problèmes récurrents de cheville.

Où pratiques-tu ton sport et quel est ton spot favori ?

J’ai commencé sur tapis, mais dès lors que j’ai mis le pied dehors, je ne suis plus allée courir en salle. Je suis de Seine et Marne, on a plein de spots variés pour courir en nature et en ville. Mon préféré reste le parc de Noisiel, il y a tellement de parcours possibles, du plat, du dénivelé, de la ville, de la forêt, les bords de Marne.

Qu’est-ce que t’apporte le sport au quotidien ?

La pratique me permet d’évacuer mes émotions et il a été une vraie thérapie à un moment douloureux. Grâce à la course à pied, je me suis sentie vivante. Et c’est aussi un temps que je me consacre, un temps juste pour moi, qui parfois est aussi un moment partagé avec mon mari et mes amis.

Le sport m’apporte énormément de confiance en moi, il me prouve que je suis capable et surtout je décide de ma séance. Je me sens libre, libre de faire ce que je veux. Quand je cours je n’ai plus d’angoisse, je prends du recul, je fais le vide, je me sens bien.

Le sport a-t-il changé la vision que tu avais de toi et ta vision du sport en elle-même ?

Courir m’a permis de m’ouvrir au sport en général. J’adore suivre les évènements sportifs et tester de nouveaux sports ! Quand j’ai commencé la course à pied, je ne me posais pas vraiment de questions, j’ai repris pour évacuer mes émotions, aujourd’hui, je cours pour moi. Depuis toute petite, ma vision du sport est le plaisir et cela n’a pas changé.

Je ne porte plus le même regard sur moi, j’ai fais des choses dont je ne me serai jamais sentie capable, j’ai parfois entraîné des proches avec moi et on a passé ensemble des moments géniaux. Et grâce au sport j’ai gagné beaucoup de confiance en moi, j’ai encore du boulot mais j’ai tellement avancé.

Quels ont été ton meilleur et ton pire moment sportif ?

Un de mes mauvais souvenirs est récent, lors d’une course solidaire Imagine for Margo, j’ai été bousculée sur la ligne d’arrivée par un groupe de marcheuses, car les coureurs et les marcheurs sont parties au même endroit, avec un parcours de deux boucles. Le sentiment d’invisibilité et d’injustice que j’ai ressenti sur le moment étaient forts, même si les marcheuses en question ne l’ont pas fais exprès.

Mon meilleur souvenir est la course Disney. J’étais inscrite au challenge 36 kms (5 kms le vendredi soir, 10 kms le samedi matin et 21 kms le dimanche matin). Je ne me faisais pas de souci pour les deux premières courses, en revanche, le semi-marathon me faisait très peur. Et ce fut que du kif pendant 21 kms, l’ambiance de Disney doit y être pour quelque chose ! J’ai félicité mon corps tout le long pour ce qu’il était capable de faire, j’ai ressenti beaucoup d’amour pendant cette course.

Quel est ton prochain objectif ?

Le marathon de Paris en 2020. J’ai peur et je suis aussi très excitée.

En tant que femme a-t-il été plus ou moins difficile de commencer (et d’exercer) une activité physique par rapport à tes barrières, la société, le regard des autres ?

Curieusement, ce n’est pas le fait d’être une femme qui a rendu le début de cette passion difficile. Ma seule barrière est ma confiance en moi. Autant je suis plutôt complexée en temps normal, autant pendant le sport, je me moque totalement du regard des autres, seul mon ressenti compte. Je n’ai jamais hésité à mettre des shorts pour courir, malgré mes complexes !

Quel message pourrais-tu livrer aux femmes et aux jeunes filles ayant envie de faire du sport mais n’osant pas ou aux femmes qui se persuadent que le sport n’est pas fait pour elles ?

Il faut avant tout se faire plaisir et se faire confiance. Le sport peut apporter tellement de choses ! Il faut essayer, à plusieurs si on a peur, avec des gens de confiance. Mais je suis certaine que peu importe pourquoi on commence, on trouve forcément une raison de continuer.


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